8 juil. 2016

Le club des prédateurs - Mangin et Dupré

Tome 1 - Le club des prédateurs (9/10) 
Londres 1865.
Tandis que dans leurs clubs les gentlemen font bonne chère, dans leurs usines les enfants des pauvres se tuent au travail.
Tout autour, le brouillard dissimule mal les monstres et les criminels. Jack, un petit ramoneur insoumis, voudrait combattre tous ces prédateurs, et en particulier l'effrayant Bogeyman, le meurtrier de son père.
Le hasard va le rapprocher d'une très jeune héritière, Liz, qui pourrait changer sa vie.
Mais des rues mal famées jusqu'au Club le plus select, leur innocence va laisser place à la pure terreur.

►►►Il est rare que j'aime autant une bande dessinée mais celle-ci a vraiment été un coup de cœur (je l'ai même utilisée pour un travail à l'université). Les dessins sont sombres, les personnages expressifs, les décors magnifiques. Dès la première planche, on entre directement dans l'ambiance glauque de l'Angleterre de cette époque et on est plongé dans l'horreur de l'injustice, puisqu'une jeune fille est pendue pour avoir volé à manger. Par la suite, l'histoire évolue autour de cette figure mystérieuse du Bogeyman, dont on ne sait s'il est réel ou s'il découle de l'imagination de Jack. On découvre aussi mieux certains personnages et leur condition de vie. Et à la fin, retournement que je n'avais vraiment pas vu venir (il ne faut pas lire le résumé de Livraddict, sinon ça gâche un peu tout) et qui ne laisse vraiment pas indifférent. C'est bien la dernière planche qui m'a le plus plu dans cette bande dessinée tant elle est significative : tout est dit dans 2 vignettes. Et ces vignettes me poursuivront longtemps je pense car si les mots peuvent laisser place à l'imagination, l'image reste gravée dans l'esprit.

Tome 2 - Le club des prédateurs (à paraitre)